« Libres d’obéir » Essai de Johann Chapoutot.

Un ouvrage majeur qui établit la filiation entre le management contemporain et l’idéologie du nazisme. ( Ce qui ne signifie pas que le nazisme s’impose, mais que des dangers deviennent flagrants si la résistance faiblit)

Le général SS Reinhard Höhn (1904-2000) n’a pas tellement souffert de la chute du IIIe Reich. Après cinq ans d’une paisible clandestinité, une loi d’amnistie est votée en Allemagne le 31 décembre 1949 pour les délits jugés mineurs. Ce col-blanc du nazisme, professeur de droit à Heidelberg, complice de l’ensemble des crimes du régime, n’en a pas commis lui-même, semble-t-il : le voilà réhabilité.

Une grande carrière commence alors pour lui, dont Johann Chapoutot, dans Libres d’obéir, déroule les étapes. Soutenu par d’autres anciens de la SS, Höhn fonde, en 1956, à Bad Harzburg, une école de commerce, l’Académie des cadres, et y développe une méthode managériale qui va régner pendant près de vingt ans sur l’économie allemande.

 

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